Mardi 10 juillet 2018

Les temps de paresse

Il ne faut pas que ça presse.

Le temps est précieux.

L’attente est à absolument combler.

Les gens remplissent leur vie de rien. La virtualité omniprésente. L’obsession maladive du cliché mal cadré, en mouvement, qui capture le réel parce qu’on ne le vie plus vraiment… on le partage. C’est plus facile de prendre une photographie plutôt que du temps à se raconter des histoires les yeux dans les yeux, les têtes toutes tournées les une vers les autres, l’attention donnée et reçue.

J’ai besoin de ma dose de dopamine pluriquotidienne pour avoir l’impression que ça va plus vite, que les autres pensent à moi. Moi l’enfant roi de la génération X ou Y, du tout numérique, le roi de la consommation irresponsable à qui tout est dû. Je suis l’Excellence même de la fainéantise. Tout me tombe dans les bras, tout est à portée de clic.

Tandis que je mur mon extimité*, le monde se défait sans moi.

|texte du 06/04/17|

*Extimité : Après Lacan, l’extimité, par opposition à l’intimité, est, tel qu’il a été défini par le psychiatre Serge Tisseron, le désir de rendre visibles certains aspects de soi jusque-là considérés comme relevant de l’intimité. Il est constitutif de la personne humaine et nécessaire à son développement psychique – notamment à une bonne image de soi. En cela, l’extimité doit être distinguée de l’exhibitionnisme qui est pathologique et répétitif, inscrit dans un rituel morbide.

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