Mardi 25 juin 2019

Je commence souvent mes textes par un personnage qui marche ou qui court. C’est souvent la nuit. Peut-être parce que j’écris souvent la nuit. J’aime aussi marcher et courir. Ce sont deux moments où soit la pensée foisonne, soit elle est libre et lointaine. Quand je marche, j’aime regarder devant moi. Ni en bas, ni trop sur un côté. Non devant. Devant moi et un peu au dessus. En haut parfois ! Je redécouvre le monde comme ça, en marchant. J’essaye de m’imprégner de ses images et de ses sons. De le lire comme on dévore un bon roman. J’aime le monde, surtout parce qu’on peut en voir qu’une partie infime à la fois. Tout est constamment en train d’apparaître. Tout est constamment en train de disparaître. Je ne suis qu’un pivot, un point de vue qui se déplace lentement et apprend. Quand je cours, tout file plus vite, c’est logique. J’en oublis mes jambes et quand la machine de mon corps s’élance et s’aligne dans une direction, quand mon souffle devient ce qui me projette plus en avant, alors je vole à la surface de la terre. Je coule sur le paysage où chaque pas est une pensée qui s’imprime dans le décors. Je laisse derrière moi des traînés de mots qui glissent de ma tête. C’est comme un livre qui se déroule derrière moi, une œuvre abstraite, longue et aérée. Cette course n’appartient qu’à moi, ces histoires aussi. Mais chacun de ces bonds en avant m’encourage à persévérer sur les chemins sinueux de la vie. Avec patience.

|01/05/2019|

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