Mardi 7 janvier 2020

C’est beau au travers. D’est en ouest nous filons sur des routes de France. Soufflés par l’Autan, nous progressons au creux de vallées qui se découvrent sous un ciel fardé de nuages. J’aimerais escalader ces monts aux roches saillantes qui émergent de la pinède. Les rayons du soleil qui pénètrent la couverture blanche les rendent encore plus impressionnant. Je les vois et les envie depuis ma jeunesse, quand nous prenions cette même route en famille. Je m’imagine les parcourir un bâton à la main, à la recherche des chemins noirs qui même cachés dessinent encore des sillons sur le territoire. En mouvement, j’ai la nostalgie de l’immobilité. Et si la sédentarité revient un jour j’ai bien peur qu’elle soit tout sauf contrainte. Très vite échappé, je roulerai dans des maquis. Je m’enfuirai chaque fois que sonnera la récré ; voir avant si je suis toujours aussi téméraire.

Je suis insaisissable à qui veut m’attraper. Et pourtant me voilà pris dans un bus pour presque 10 heures. Alors c’est mon esprit qui s’enfuit. Il créé des mondes en rebondissant sur des paysages qui passaient par là.

|06/01/2020|

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