Mardi 24 mars 2020

Une semaine plus tard. Un jazz du début du siècle dernier ajoute une ambiance cotonneuse à l’appartement que je partage avec moi-même. Je tourne en rond dans ces pièces carrées. Je fais comme tout le monde ou presque. Je regarde tomber la première neige de ce début de printemps – preuve que rien n’est vraiment acquis.

Au moins je suis au chaud. Je parle par écran interposé. J’écoute les nouvelles. Je continue mon puzzle, etc… C’est pas facile d’arrêter de produire. De chasser cette impression de la perte du temps. C’est le printemps et je voudrais fleurir. Mais il est peut-être juste trop tôt pour cette année. J’expérimente l’hibernation, comme tout le monde. Et je me serre dans mes bras quand la solitude de fin de soirée se fait sentir.

Ce matin ou plutôt cette après-midi – je ne sais plus trop bien – le soleil me nargue par la fenêtre. Il me montre comment faire fondre la neige juste en la regardant. C’est le pouvoir de la contemplation. Regarder le monde s’user ou renaître pendant qu’à l’intérieur ça dépoussière sévère. Un nettoyage de 31ème printemps pour ma part, pour propager au delà de mon cercle confiné des ondes de jazz incandescentes.

|24/03/2020|

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